Les sept esprits infernaux

Pour ce nouvel article dédié aux arts noirs, j’ai choisi cette fois de parler de certaines entités, et plus précisément des sept esprits infernaux de la sorcellerie occidentale traditionnelle.

Ces daemons (= terme grec qui désigne un esprit, une entité), que certaines traditions nomment génies pour leur ôter l’aspect « diabolisé » de leurs contextes au demeurant très emprunt du catholicisme populaire des derniers siècles), sont les suivants :

Lucifer – Frimost- Astaroth – Silcharde- Bechard- Guland et Surgat.

Si leur origine précise reste relativement floue et sujette à bon nombre de spéculations, plusieurs ouvrages connus pour être des grimoires de référence faisant partie de notre patrimoine sorcier nous mentionnent l’existence de ces entités ainsi que certains moyens de faire appel à leurs domaines de compétences.

Parmi ces grimoires, je citerai le Véritable Dragon Noir et le Grimorium Verum. D’autres œuvres comme les dictionnaire de démonologie ou encore certains guides pratiques mentionnent également ces entités infernales.

Bien que de nos jours, ces vieux grimoires poussiéreux relatant le folklore sorcier campagnard et quelques croyances anciennes prêtent parfois à sourire en raison de la teneur désuète de leurs contenus, ils furent toutefois sources d’inspirations durant de nombreuses décennies à de multiples traditions sorcières et autres obédiences de magie noire.

Ces daemons sont au nombre de sept, car leurs domaines de compétences est en étroit rapport avec les sept astres de la magie planétaire ainsi qu’à la croyance que chaque jour de la semaine est intimement lié à l’égrégore d’une planète.

La correspondance planétaire se fera donc de la manière suivante :

Lundi = Lune (Lucifer)

Mardi = Mars (Frimost)

Mercredi = Mercure (Astaroth)

Jeudi= Jupiter (Silcharde)

Vendredi= Venus (Bechard)

Samedi= Saturne (Guland)

Dimanche= Soleil (Surgat)

Ces connotations ne sont bien sur pas à prendre dans le sens astronomique du terme, mais bien dans celui de l’ésotérisme et de l’astrologie.

Les obédiences qui ont choisi de faire usage de ces sept daemons ont bien compris que l’union entre les croyances populaires d’antan produites par les grimoires anciens et les égrégores et principes planétaires formaient ainsi des entités de premier choix que les mages compétents pourraient alors conjurer selon leurs propres nécessités magiques. Pour cette raison, leur noms, la conjuration latine ainsi que leurs sceaux ( graphismes, glyphes censés les représenter) ont été conservé au fil des différentes transmissions.

Certain(es) s’étonneront peut-être de retrouver parmi ces esprits les noms de Lucifer ou encore d’Astaroth, et d’avantage sous des sceaux différents de ceux qu’ils ont l’habitude de voir au sein d’autres pratiques magiques.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’une même entité peut avoir différentes facettes, un peu à l’instar du dé à jouer qui selon l’angle ou l’on regarde propose différents chiffres. Les daemons et les entités peuvent, elles aussi, varier de nature voire de compétences selon l’angle, la croyance, la polarité du système magique et du praticien qui les évoque.

Ainsi, Lucifer n’est pas perçu de la même manière pour un chrétien qu’il ne l’est par un luciférien ou encore par un sorcier des campagnes.

Dans le cas présent, il ne s’agira ni de l’un des patronymes du Diable, ni du Phosphoros de l’antiquité, mais bien d’une manifestation d’un Lucifer agissant selon le domaine lunaire. L’affect du praticien, le sceau utilisé et la visualisation que l’on confère à l’entité détermineront donc la facette qui agira en conséquence.

Si l’on se réfère aux ouvrages pré-cités, les instructions restent relativement floues et extrêmement incomplètes. Pour cette raison, au fil du temps et des transmissions, les différents maîtres de l’art ont apporté des modifications importantes aux rituels d’origines, ceci de manière à calibrer le fonctionnement de l’évocation au sein de pratiques à caractère cérémoniel, ôtant parfois l’aspect religieux des rites originels au profit de leur propres égrégores de loge.

De ce fait, grâce à d’ingénieux inserts techniques et pratiques, le champ d’action de ces entités, s’est vu considérablement élargi et précisé, tout en permettant de poursuivre la charge et l’entretien de leur vibrations égrégoriques ( = par l’action de rituels mis en œuvre, les différents mages alimentent toujours les entités dans le temps et la durée, permettant ainsi la continuité de leur efficacité ).

Avoir inséré les sept esprits infernaux au sein de multiples systèmes cérémoniels a permis en outre de pouvoir polariser ( positivement ou négativement) leur domaine de compétence selon les desiderata du mage. Grâce à ce principe de polarité, le praticien aguerri pourra alors user d’un panel de possibilités presque sans limites qu’il saura adapter selon le cas à traiter.

Le choix de la période lunaire à laquelle il va œuvrer déterminera en grande partie cette polarisation du travail occulte. Par convention, les phases propices aux envoûtements et à toutes formes de négativités auront lieu en lune décroissante ou à la nouvelle lune ; tandis que les phases positives portant sur l’apport, l’élévation, les gains s’effectueront en période croissante ou pleine lune.

Voici quelques exemples des possibilités que confèrent les sept esprits :

-Lucifer :

Couleur= Blanc.

Offrande = une souris.

Améliore les finances.

Protège la famille.

Aide à la voyance et à la méditation.

Propice au féminin sacré, à la féminité.

Développe l’art, la musique et la créativité.

-Frimost :

Couleur= rouge.

Offrande= un cailloux porté 24h par le commanditaire.

Confère l’énergie, le courage, la combativité.

Écarte les ennemis.

Lutte contre toute forme d’adversité.

Détruit les envoûtements et les maléfices.

Lutte contre la maladie.

Préside au masculin sacré, à la virilité et à l’érection.

-Astaroth :

Couleur= Argenté.

Offrande = une pièce de monnaie.

Favorable aux intérêts commerciaux et financiers.

Protège les voyageurs.

Confère habilité et adresse.

-Silcharde :

Couleur= Bleu roi.

Offrande= un morceau de pain.

Influence les juges et les jurys.

Favorable à la situation sociale.

Permet d’évoluer socialement et professionnellement.

Apporte la notoriété et la gloire.

-Bechard :

Couleur= vert.

Offrande= une noix.

Favorable à l’amour, à la sexualité, à l’amitié et à tous ce qui concerne le domaine affectif.

Aide à la guérison des maladies.

-Guland :

Couleur= noir.

Offrande= un morceau de pain brûlé dans le sanctuaire.

Préside tout ce qui touche à la mort, à la destruction, à la nuisance et au chaos.

Favorable à la solitude, l’ascèse et à l’introspection.

-Surgat :

Couleur= jaune doré.

Offrande= des poils ou des cheveux qui n’appartienne pas au mage.

Préside à la réussite, à la gloire, à la richesse.

Procure les honneurs et l’amélioration humaine.

*********

Des visualisations précises des sept daemons peuvent être trouvées dans l’ouvrage : «  Le prince de ce monde – Précis de démonologie occidentale et dictionnaire des démons » sous forme de dessins et de descriptifs précis. Ces imageries mentales permettent de projeter l’imaginaire du mage dans le travail magique qu’il accomplit, et préciser de la sorte la vibration nécessaire, favorisant l’apparition de l’esprit souhaité et son appui.

Quelques façons de procéder :

Dans un premier temps, oublions un peu les règles et principes parfois biscornus inhérents aux grimoires populaires du XVIIIè siècle, ou il était parfois question de manipuler des ingrédients douteux comme de la fiante de coq ou encore de commettre des abominations telles que trancher la tête d’un chien pour espérer profiter d’une manifestation physique d’un quelconque esprit.

Les temps et les mentalités ont fort heureusement évolué, la magie aussi. Notre compréhension contemporaine nous permet aujourd’hui de mettre les connaissances passées aux services de pratiques mieux comprises, organisées et dépoussiérées de leur contextes d’origine au sein même des différents systèmes pratiques.

Parmi les méthodes existantes actuellement pour profiter de l’intervention de l’un des sept esprits, il y a le principe de la « capture » d’une parcelle de l’esprit au sein d’un talisman, qui sera porté soit par le commanditaire du travail magique, soit par le mage lui-même si le travail le concerne directement.

En règle générale, cette technique reste assez basique en soi et nécessite moins d’efforts que l’évocation. La méthode consiste à reproduire le sceau de l’un de sept daemons sur un parchemin animal qui sera au-préalable exorcisé de ses vibrations profane. Ce sceau sera alors entouré d’un double cercle concentrique dans lequel le symbole actif de la tradition utilisée sera inscrit à chaque points cardinaux en suivant le sens dextrogyre.

Entre les différents symboles, le nom de l’entité suivi de la mission qu’il aura à accomplir sera indiqué à l’encre de couleur analogue à la force planétaire correspondante, ceci en partant du symbole du bas  et depuis la droite de celui-ci ; cette partie du travail sera réalisée par le futur porteur du talisman lui-même qui devra rédiger des formulations très courtes et aussi précises que possible, et visualisation le désir comme étant déjà accompli. L’officiant va ensuite consacrer le parchemin, et y adjoindre verbalement la conjuration prévue.

L’arrière du parchemin fera mention du symbole actif du système magique, et également du nom, prénom, date de naissance, prénom de la mère de la personne pour qui le talisman est destiné. Il sera ensuite encensé avec l’encens correspondant à l’astre du jour, et l’offrande spécifique sera apposée sur le sceau du daemon durant tout la durée restante du jour planétaire.

Le lendemain, il faudra enterrer l’offrande utilisée au pied d’un arbre, et placer le parchemin dans un sac de tissu de la couleur de l’astre dont dépend l’esprit.

Ce sac sera porté pendant 3 mois maximum à hauteur du plexus solaire, après quoi il sera jeté dans l’eau courante.

Quelques exemples des phrases que l’on peut inscrire:

  • +Lucifer donne-moi la richesse+Lucifer donne-moi la richesse+Lucifer donne-moi la richesse+Lucifer donne-moi la richesse.

  • +Frimost écarte mes ennemis+Frimost écarte mes ennemis+Frimost écarte mes ennemis+Frimost écarte mes ennemis.

Etc…. Des phrases courtes et précises!

Une seconde méthode, celle de l’évocation, est quant à elle réservée à des praticiens disposants des connaissances suffisantes, de la maîtrise des dispositifs de protections et de dérivations, d’un sanctuaire/occultum dûment consacré et surtout étant initiés à l’égrégore sacral d’une véritable obédience cérémonielle ( exit donc les magies new-âge des dragons, des fées des bois et des gentils lutins verts!).

Nous entrons ici dans le vif des plus pures formes de magies cérémonielles visant à canaliser l’entité elle-même et la condenser dans un espace de confinement sacré. Nous sommes donc ici bien loin des magies du commerce ou l’on récite une jolie ritournelle vite fait bien fait en s’acquittant de la tâche en moins de deux minutes.

Le principe d’évocation et de conjuration d’un daemon reste un acte dangereux. Il ne s’agit donc pas de se faire une tartine au coin de la table, mais bien d’œuvrer au sein même d’une pure opération de goétie cérémonielle, avec toutes les techniques et préparations que ceci comporte.

Il me serait impossible de résumer l’ensemble des préparatifs, des entraînements, des charges énergétiques des différents éléments et artefacts qui constituent le système magique, ni les principes de connexion aux différents égrégores car la longueur et la complexité des explications à fournir ne pourrait se définir par le simple biais d’un article.

Cet extrait sera plutôt à réserver aux praticiens déjà expérimentés dans ce type de pratique… Que les plus novices ne s’en sentent pas frustrés, je m’attelle actuellement à l’écriture d’un ouvrage très complet sur la magie cérémonielle goétique, grâce à laquelle ils pourront aiguiser leurs connaissances et mettre en pratique cet art sorcier réservé d’ordinaire à des castes d’initiés privilégiés.

A la différence du talisman, cette fois le sceau sera apposé dans la zone de confinement de l’entité que par convention je nommerai « triangle de manifestation ». L’encens de l’obédience sera brûlé sur l’autel tandis que l’encens planétaire sera calciné dans le triangle ; c’est également à cet endroit précis que l’offrande sera déposée.

Note de l’auteur: l’avantage de vivre à la campagne et d’avoir des félins à la maison

Traditionnellement, le sceau devrait être réalisé soit sur parchemin animal, soit sur un disque de cire vierge d’abeille, mais l’inconvénient de ces procédés est qu’ils restent alors à usage unique. En effet, lorsque l’on aura gravé ou écrit sur les cercles concentriques la mission confiée au daemon, le pantacle sera alors inutilisable par la suite…

Pour obtenir un disque de cire, on peut utiliser un couvercle de conserve de minimum 9 cm de diamètre.
Verser la cire fondue à l’état liquide dans le couvercle, et y adjoindre un peu du condensateur fluidique planétaire.

Pour remédier à ce problème, et dans le but d’avoir des sceaux permanents qui résistent à l’épreuve du temps, tout en permettant une charge continue des sceaux au fil des multiples usages et conjurations qui leur seront ordonnés, j’ai fais l’expérience très concluante de réaliser ces sceaux dans une toute autre matière : l’ardoise naturelle.

L’ardoise naturelle est chimiquement parlant une argile ayant subi un métamorphise, c’est-à-dire une transformation des minéraux vers l’état solide en raison de la pression et de la température.

Énergétiquement parlant, cette matière est idéale pour réaliser ces sceaux, car elle condense les forces, possède une certaine dureté et résistance tout en étant suffisamment friable que pour être retravaillée.

Le sceau de l’entité sera gravée à l’aide d’une pointe métallique de nature ferreuse, qui aura été au-préalable aimantée en vue de la dynamiser ( un clou, une vis, la pointe de l’athamé, un tournevis même peuvent parfaitement convenir à la condition qu’ils aient été consacrés selon les préceptes de la tradition utilisée).

Une fois la gravure exécutée, le condensateur fluidique planétaire sera apposé au verso de l’ardoise, et recouvert d’une goutte de cire fondue afin de l’y emprisonner. On imposera alors le nombre de gouttes de cire analogues à la force planétaire et au daemon.

Condensateur fluidique de Jupiter. L’auteur et praticien contemporain Pierre Manoury décrit l’ensemble des condensateurs planétaires dans son ouvrage : « Les talismans opératifs ».
Verso du sceau de Bechard. (Energie de vénus= 7 gouttes de cire+ condensateur de vénus)

***

Les nombres planétaires sont les suivants :

Lune=9 /Mars=5 /Mercure=8 /Jupiter= 4 /Vénus= 7 /Saturne= 3 /Soleil= 6.

Il reste ensuite à mélanger un peu de poudre de cristal de roche à une peinture de couleur en rapport à l’astre, et de peindre le cercle extérieur du sceau afin de que l’ensemble des analogies soient respectées et insérées dans le pantacle.

L’ardoise possède une autre propriété qui m’a rapidement interpellé: on peut s’en servir à la façon d’un tableau d’écolier. Aussi, la mission confiée à l’esprit qui doit être écrite autour du sceau peut alors se faire à l’aide d’une craie. Cela permet de nettoyer le souhait inscrit, récupérer le sceau en fin de travail, et de pouvoir le réutiliser par la suite tout en le gorgeant au fil de la pratique de la force du daemon et l’égrégore planétaire. Astucieux n’est-ce pas ?

Note de l’auteur: Être sorcier ou mage, outre les connaissances à acquérir, est également de faire preuve d’habilité pour réaliser ses propres outils, simples/encens et artefacts magiques.

Une dernière méthode que je vais survoler brièvement, réside dans la peinture opérative d’un daemon. Cela fait à présent deux ans que j’ai mis au point une technique magique très personnelle, qui combine réalisation artistique et acte magique. Étant donné les trop nombreux « plagieurs » qui ont espionné mes pages et tenté de reproduire maladroitement ( et parfois de manière très grotesque) mon processus, je resterai relativement discret sur le modus operandi que j’utilise.

Dans l’objectif, l’idée est de gorger l’énergie du daemon au sein de la toile et que celle-ci, par contamination énergétique dirige les propriétés de l’esprit ou du symbole afin de le rendre actif dans l’environnement ou la toile sera apposée.

A titre informatif, voici le lien de ma page artistique, ou plusieurs de mes réalisations artistiques et occultes sont exposées :

https://www.facebook.com/SLL-Art-242480876654109/

Voici qui conclut cet article relativement conséquent, qui je pense est le plus complet qui ait été publié au sujet des sept esprits infernaux et de la manière de les conjurer….

Je vous en souhaite une bonne lecture !

S.L.L.

© S.L.L. Sirius Lupus Lux

9 pensées sur “Les sept esprits infernaux

  • avril 25, 2020 à 6:12
    Permalink

    Ouah je suis vraiment toute petite…..

    Répondre
    • avril 25, 2020 à 11:36
      Permalink

      Bonjour Sandrine,

      Ne vous tracassez pas avec cela. Pour toute chose, il y a un commencement, un cheminement et un accomplissement; et ceci certainement dans le cadre de la magie.
      Si au début on n’en mène généralement pas bien large devant le flux d’informations à discerner… avec le temps, l’étude, la pratique, la compréhension et l’expérience tout devient beaucoup plus limpide, cohérent. De plus l’occultisme est un domaine tellement vaste, que l’on y apprend constamment des matières nouvelles; et dans ce cas, même le plus expérimenté des maîtres de l’art dans une branche se retrouvera néophyte dans une autre.

      Courage, persévérance et volonté sont déjà de bons ingrédients pour débuter.

      Cordialement,
      S.L.L.

      Répondre
  • avril 29, 2020 à 3:37
    Permalink

    Merci beaucoup pour ces instructions et explications très intéressantes !

    Répondre
    • avril 30, 2020 à 5:47
      Permalink

      Merci 😉

      Répondre
  • avril 29, 2020 à 3:55
    Permalink

    Bonjour Sirius,

    Pourrais-tu expliquer pourquoi une souris est utilisée pour une offrande à Lucifer ?
    Et aussi, quel est l’intérêt de mettre le nom de sa génitrice ? C’est pour que le talisman soit approprié au mage ou pour une autre raison ?

    MErci

    Répondre
    • avril 30, 2020 à 5:47
      Permalink

      Bonjour,

      Les offrandes utilisées, comme la souris par exemple, ne suivent pas vraiment une logique précise ( il n’y a en effet aucun rapport entre les offrandes et les entités ou leurs conjonctures planétaires); celles-ci nous viennent des multiples traditions sorcières qui ont puisé l’information dans les textes anciens et ont par principe de répétition inhérent à ces rituels créés de la sorte un ancrage, une cristallisation et donc un égrégore précis rattaché aux sept. C’est également pour cette même raison que Frimost, par exemple, n’est conjuré que le mardi.

      Concernant le prénom de la mère, c’est un principe sorcier commun à quasi toutes les traditions occidentales. Cela a pour but de cibler avec le plus de précision possible la destination du sort, de l’envoûtement ou du talisman. Il y a peut-être 50 « Jacques Dupont » dans le monde, le fait d’indiquer la date de naissance et le prénom de la mère a pour action de verrouiller l’action dans le mental du sorcier et éventuellement d’un consultant présent. Le père supposé n’est jamais mentionné car on ne peut jamais être sur à 100% de la paternité avérée d’un individu. Ce principe est également reproduit sur les dagydes, dans les travaux d’envoûtements et de désenvoûtements. ( Sans doute l’objet d’un futur article).

      Amicalement,
      SLL

      Répondre
      • avril 30, 2020 à 12:58
        Permalink

        Merci de ta réponse. C’est vrai que sur l’activation de la dagyde, je n’avais pas fait attention au nom de la mère. (après je l’avais modelé de mes mains et ça me concernait)

        Après j’ai déjà pratiqué avec les intelligences planétaires reliées à Vénus, Mars ou la Lune (la Lune ça a merdé je suis tombée malade pendant une semaine genre gueule de bois et gastro mais c’est de ma faute XD) La goétie c’est vraiment intéressant à étudier. La pratique je verrai plus tard.

        Mais tu avais mis sur ta page une « méditation » pour rencontrer alors je ne sais plus si ce sont les « princes » ou non, et ne je la retrouve plus. Elle est toujours sur ton si te ?

        Bonne journée 🙂

        Répondre
        • mai 2, 2020 à 5:14
          Permalink

          Oui bien sur, sur ma page personnelle, il y a à gauche de l’écran la rubrique « article » , plus facile pour retrouver l’un ou l’autre texte (je conclurai par le lien direct vers l’article concerné).
          Axaphat, mon ancien mentor disait souvent cette phrase :  » la seule magie inoffensive est celle qui ne fonctionne pas » , ce qui est bien sur lourd de sens.
          Lorsque l’on fait un rituel pour soi, ou simplement dans lequel on est directement impliqué ( peu importe les forces, les traditions ou les systèmes magiques), il y a une notion subtile qui s’intrique dans le procédures: l’affect. Une des règles de base de tout rituel, est qu’il y ai un lâcher-prise conscient ET inconscient lorsque l’on termine celui-ci; ça demande une certaine habitude et un travail sur soi pour ôter toute forme d’empathie, en autre. Il n’est donc pas rare de ramasser un peu lors d’un travail, souvent parce que l’on y reste lié émotionnellement et parceque l’on en a assimilé l’information dans les strates inconscientes. D’où l’intérêt de travailler une base non négligeable: la mithridatisation; qui dans la durée permet de réduire les conséquences d’un acte rituel.

          Amicalement,

          SLL

          Le lien vers l’article que tu cherchais: https://www.facebook.com/notes/sll-praticien-des-arts-noirs/rituel-du-temple-de-la-gnose-noire/804187660071979/

          Répondre
          • mai 5, 2020 à 7:28
            Permalink

            Cool merci des réponses 🙂

            Je vais pouvoir relire ça.

            bonne soirée à tous

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