Incubes et succubes

Les incubes et les succubes

Cet article aborde et vise à éclaircir le sujet des incubes et des succubes : que sont-ils ? Comment agissent-ils ? Sont-ils véritablement dangereux ou encore comment s’en débarrasser ?

Je tiens à remercier tout particulièrement Ludivine dont le témoignage a été des plus précieux pour la rédaction de cet article et l’approche de ces entités. Elle s’est livrée de façon extrêmement intime sur un sujet souvent très sensible donc je vous demanderai un maximum de respect pour ce que j’ai rapporté de nos échanges au sein de ce qui va suivre.

Qu’est-ce qu’un incube/succube ?

Bon, on commence quasiment avec le sujet le plus compliqué de l’article en tentant de donner une définition des incubes et des succubes. En effet, leur statut est loin d’être clair. Wikipédia par exemple les rangent directement dans la catégorie des démons, et c’est ce qui va apparaître également dans la plupart des forums ésotériques où l’incube et le succube sont considérés comme des démons mineurs, une version mâle (l’incube) et une version femelle (le succube).

Cela dit, la théorie de l’identité démoniaque des incubes et des succubes ne me convient vraiment, mais vraiment pas, et c’est ce que je vais développer tout de suite. En effet, ce que l’on appelle communément « démons » ne sont ni plus ni moins que des archanges et des anges déchus. C’est aussi simple que ça, et ça ne correspond en aucun point à un incube/succube, que ce soit à cause de la fréquence de leurs présences, de leur relative faiblesse comparée à des entités comme les démons ou les anges, mais également à leur mode opératoire qui est très éloigné de ce que l’on peut rencontrer chez une entité divine.

Le seul point de crédit, à mon sens, que l’on peut donner aux pages de Wikipédia notamment est celui qui concerne les premières mentions qui sont faites de ces entités. Cela remonte à la civilisation mésopotamienne où les incubes et les succubes étaient appelés, je cite « Lilu », on les retrouvent plus tard en Grèce antique sous le nom d’ « éphialtès » ce qui marque bien le fait qu’ils s’attaquent aux dormeurs, mais je reviendrai plus loin sur leur mode opératoire.

Même si, donc, on a affaire à des entités qui existent pratiquement depuis l’aube des temps, parler de démons, même mineurs, c’est à mon sens incorrect pour les raisons évoquées plus haut. En creusant un peu, d’autres sources, notamment dans le spiritisme, les considèrent comme des esprits occupant le bas astral, soit le plan astral le plus proche du nôtre. Et même si cette définition me semble encore inexacte, on se rapproche un peu de ce que j’en pense.

Car parler d’esprit, ça me gêne, mais d’entités occupant l’astral, ça oui. En fait, selon ma propre expérience, les témoignages que j’ai pu recueillir et leur mode opératoire, je vais immédiatement mettre fin au suspens en disant que, à mon sens, et si l’on doit véritablement classifier les incubes et les succubes, ils sont clairement à ranger dans la catégorie des parasites dans la mesure où ils s’accrochent à certaines proies pour se nourrir de leur énergie. Mais encore une fois, ça n’est que mon avis, et on va développer l’ensemble plus loin, on vient déjà de passer beaucoup de temps rien que sur leur statut, ce qui n’est pas forcément le plus important.

À quoi ressemble ce type d’entité ?

Là encore on s’attaque à une partie extrêmement complexe. En effet, on a tendance à représenter les incubes et les succubes sous la forme de bêtes cornues, à sabots, etc… pour les premiers, où sous une forme féminine et plus séduisante pour les seconds. Le truc, c’est que cela vient à mon avis du fait que l’on assimile à tort les incubes et les succubes aux représentations démoniaques courantes.

Mais bien plus, cela ne colle pas du tout avec les différents témoignages que j’ai pu recueillir et avec mon propre vécu. Certaines personnes y voient effectivement des représentations mi-diaboliques mi-séduisantes, d’autres des formes extrêmement anthropomorphiques. Je vous livre ici un premier extrait du témoignage de Ludivine sur la forme de l’incube qui l’accompagne (merci à elle une nouvelle fois) :

« Moi je ne sais pas les apparences changent parfois mais sont à force similaires

Silhouette sombre, homme trentenaire, démon style rouge à corne, langue de serpent etc »

Puis : « Le seul truc qui reste un mystère c’est à quoi ça ressemble vraiment. Je penses savoir mais bon c’est joueur et trompeur. J’ai pas mal discuté avec et parfois tu vois quand même à force la personnalité qui se dégage, les mimiques, certaines émotions etc. C’est intéressant tout de même. »

En fait, ce qu’il est important de retenir, c’est qu’un incube ou un succube, afin de pouvoir « conserver » sa proie doit adopter plus ou moins une forme à la fois séduisante et inquiétante. Une chose est certaine à mon sens, c’est que les incubes/succubes sont des entités polymorphes, qui peuvent complètement changer d’apparence selon les besoins, d’où à la fois les différences dans les témoignages en fonction des personnes, mais également la difficulté pour une seule et même personne, comme c’est la cas pour Ludivine, de lui trouver un véritable aspect, tandis qu’elle ressent beaucoup plus intensément le « comportement » de l’incube. Cela est lié je pense, à son mode opératoire, et c’est ce que l’on va examiner tout de suite.

Comment savoir si l’on est en présence d’un incube/succube ?

Voilà encore une question à la fois centrale et épineuse, mais au fond, pour savoir si l’on est en présence d’un incube ou d’un succube, il suffit de se pencher sur leur mode opératoire.

Les incubes et les succubes « attaquent » leurs proies uniquement pendant la nuit, ce qui est déjà un énorme indice, mais ça n’est toujours pas suffisant. Non là où ça devient caractéristique, c’est par certains aspects de l’ « agression », et notamment son côté essentiellement sexuel. En effet, les incubes/succubes ont pour habitude d’avoir des rapports plus ou moins consentis avec leurs proies afin de se nourrir de leur énergie sexuelle. En dehors du rapport en lui-même, diverses sensations sont des indices supplémentaires : une vague intense de froid et/ou de chaleur, un plaisir intense mêlé à de la douleur, des sensations d’oppression, d’étouffement… les symptômes sont nombreux, et le mieux, pour en parler, reste que je vous livre ici le témoignage complet de Ludivine sur son ressenti à ce moment précis.

Je préviens tout de suite les plus jeunes et les âmes un peu sensibles, c’est assez crû, mais Ludivine m’a donné sa confiance et a accepté de me livrer sans détours ce qu’elle ressentait au contact d’un incube, donc je ne peux que la remercier encore une fois, et quoi que vous en pensiez, je vous demanderai un maximum de respect en commentaires quant à ce qu’elle a accepté de dévoiler, à plus forte raison vu l’aspect intime de la chose :

« Je rêvais d’une chose sans queue ni tête, j étais sans une chambre avec une fille qui était embêtée par une entité possessive. Je suis restée avec elle serrée l’une contre pour la protéger en quelque sorte…

Puis petit à petit la fille disparaît, je suis seule, je me sens pas sur le même plan qu avant. J’avais vaguement ouvert les yeux. J’étais pas sûre, car c’était à peine perceptible dans la pénombre mais il me semblait bien que je voyais quelque chose d’encore plus sombre sur moi. Je sentais pas, ni ne voyais pas le bas de son corps, seulement un peu le haut, la tête vite fait, mais surtout son bras droit, donc à ma gauche, là ou justement il y a la fenêtre à gauche de mon lit.

J’ai voulu établir le contact en touchant son bras, j’étais surprise effectivement de pouvoir le toucher. Il me semble qu’au début il s s est penché, j’ai senti un froid glacial sur le coup. J’ai dû être coupée.

En fait mon mari était toujours là, son réveil sonnait, il avait du mal à se lever. J’ai sûrement sentie sa présence à ma gauche tout le long, ce qui est déjà une chose inhabituelle car l individu en question ne vient qu après son lever…

Me suis replongée et je l’ai redeviné, sur moi toujours avec son bras plus visible que le reste. Il était assez fin comme dénué de muscles, une simple silhouette sombre quoi…

Avec son autre main il me caressait sur le côté du ventre au niveau de la taille. Je touchais sa main pour garder une sorte de contrôle au cas où. Ma main gauche était posée sur son bras visible et avec son autre main, touchait mes parties intimes, doucement.

Il était tellement doux dans ces gestes, j’avais du plaisir comme à chaque fois…

J’ai senti un mouvement et un bras est apparu sur ma gauche comme pour toucher la silhouette. J’ai claqué le bras du style « eh, pas touche, il est à moi ! En y repensant, mon mari était toujours là… était ce lui ??

La silhouette m’a immobilisé le bras fermement mais sans douleur, pour me calmer, puis a repris son affaire.

À un moment donné, j’ai vu un mouvement et j’ai deviné sa main qui était sur ma taille auparavant présentée devant nous paume ouverte. Une invitation à me relever sans doute. J’ai pris sa main pour me redresser. Nous étions à une certaine distance, j’étais pas rassurée car je le distinguait mal et la proximité me mettait mal à l’aise, comme faut s attendre à tout avec eux… je voulais garder néanmoins le contact en gardant ma main posée sur son bras. Il a penché sa tête vers moi, j’ai senti une de ses chaleur irradier de sa tête pfiou, impressionnant. C’était nouveau ça aussi, en plus du fait que mon mari était encore là. Il a fait un mouvement avec ses mains, en les passant devant son visage et les remontant comme s’il retirait un masque invisible où je ne sais quoi. J’ai compris instinctivement que je pouvais toucher son visage, encore nouveau, d’habitude celui qui vient a horreur de ça.

J’ai posé ma main sur sa joue, et tout de suite, a fondu sur moi pour m.embrasser à pleine bouche. Il m’a pris de cours, la vache !

La sensation était chaude, agréable… il m’a tenu et s’est penché en arrière pour s’allonger, et me suis retrouvée sur lui. J’avais des sensations folles dans mon ventre. Il a dis « et ça c’est pour ton énergie ».

J’ai senti je crois sa main sur mon ventre, un mouvement unique de balancier, je n’ai pas senti de pénétration, mais ce geste m’a envoyé direct au 7e ciel, je me suis redressée balançant ma tête en arrière. Évidemment ça m’a réveillé et mon mari était en train de se lever.

J’étais en transe. Impossible de me rendormir depuis. C’était tellement différent, les sensations chaud froid, la douceur, les gestes, ses invitations à le toucher, m embrasser… enfin tout sauf la silhouette et les orgasmes qui eux sont restés comme d’habitude. »

« Il y a des fois où je le sens me toucher doucement d un doigt, il le pose sur moi et je sens une énergie me traverser la peau. C’est une sensation un peu à la fois électrique et paralysante. Ça fait mal et rire en même temps. C’est difficile à expliquer. Mais ça à tendance à ralentir mes mouvements »

On voit bien ici non seulement le mode opératoire, en l’occurrence d’un incube mais c’est la même chose pour un succube, et la manière dont il peut avoir une emprise sur sa proie, en compensant certaines formes de douleur par un plaisir que, Ludivine me le disait elle-même, on ne peut connaître que sur le plan astral.

J’ajouterai également que l’on croit souvent que les incubes et les succubes n’attaquent jamais lorsque le conjoint est présent, c’est faux. Ça n’est pas très fréquent je le concède, mais j’ai déjà vu des cas d’agressions nocturnes même en présence du conjoint.

C’est là précisément qu’une « relation » et une forme de dépendance peut se tisser, c’est ce que l’on va voir sans plus tarder en se demandant si ce type de relation est dangereux ou non.

Est-il sain de vivre avec ce type d’entité ou est-ce dangereux ?

Pour ce qui est de se poser la question de savoir s’il est sain ou non, voire dangereux, de maintenir une relation avec un incube ou un succube, spontanément j’aurais tendance à répondre d’un non ferme. En effet, il ne faut pas oublier que vous avez affaire à un parasite qui se nourrit de votre énergie.

Cela dit, il s’agit d’un parasite extrêmement puissant et dont le mode opératoire peut amener à entretenir une véritable relation sur le long terme avec lui donc, rien de mieux pour en parler qu’une personne qui vit avec un incube depuis ses premières années et donc de laisser la parole une nouvelle fois à Ludivine, notamment lorsque je lui ai demandé depuis combien de temps cela durait et à quelle fréquence :

« Si je me fies aux sensations désagréables électriques paralysantes ça s’est produit au tout début en maternelle

Mais les relations ont pris une tournure sexuelle et réelle qu’en 2015

Ça pouvait aller jusqu’à deux fois par semaine pas plus »

Bien entendu, je ne me suis pas arrêté là et je lui ai demandé si elle avait songé, voire essayé de se débarrasser de cet incube :

« J’ai déjà essayé de m’en défaire mais ça ne marchait pas. Au fond de moi j’avais pas envie qu’il parte. On m’a plus poussé à le faire. Je dirais pas que c’est une forme de guide mais il est là pour m’aider à comprendre ce qui doit être guéri. Ils sont bien souvent là pour ça, mettre en lumière les blessures à guérir. »

Ensuite, la première question qui me brûlait les lèvres était de savoir, partant de là, comment elle vivait cette relation et si elle était positive ou négative. La réponse est sans appel :

« La relation en elle même est bénéfique pour moi. »

Cela dit, l’une des dernières questions que j’ai posé à Ludivine était de savoir si elle estimait – et c’est le sujet de ce paragraphe – s’il était sain ou non d’entretenir une relation avec un incube ou un succube, voici donc sa réponse, et je ne pense pas avoir à ajouter quoi que ce soit sur cette partie :

« Même si parfois c’est compliqué à gérer la fatigue, les humeurs de l entité. Ce que ça attire derrière… ça peut aussi créer une forme de dépendance. Quelque part si on continue le truc sans comprendre le fond à travailler derrière alors je ne penses pas qu’au final ça soit bénéfique sur le long terme »

Comment se débarrasser d’un incube ou d’un succube ?

Pour terminer, on aborde, avec ce dernier paragraphe, la partie la plus simple (en tout cas pour moi et pour ce qui est de la rédaction, dans la réalité c’est autre chose !).

Si d’aventure vous êtes victimes d’un incube ou d’un succube et que vous souhaitez vous en débarrasser, il y a deux choses à savoir : la première, c’est qu’il s’agit de parasites très puissant et presque impossibles à tuer, moi-même je n’ai jamais pu accrocher un incube ou un succube à mon tableau de chasse. La seconde c’est qu’ils sont presque aussi faciles à éloigner que difficiles à tuer. Examinons donc de plus près les différentes méthodes.

Donc, si jamais vous voulez vous lancer dans l’élimination pure et simple d’un incube ou d’un succube, eh ben bon courage ! De ce que j’en sais, et en théorie, il est possible de le faire à la main, mais même avec une haute maîtrise en visualisation et en projection, je n’ai jamais vu personne qui dégage l’énergie nécessaire à cette opération.

Autre solution, un peu plus simple, c’est un coup d’athamé, ça devrait en venir à bout. Cela dit, j’ai quand même des réticences à vous dire de planquer un athamé sous votre oreiller pour planter ce qui va se mettre sur vous ne serait-ce qu’à cause du fait que, dans la confusion du sommeil, ça peut tout aussi bien être votre conjoint qui s’inquiète d’une simple terreur nocturne…

Cela dit, et même s’il est pratiquement impossible de tuer un incube ou un succube, la bonne nouvelle est qu’ils sont très faciles à éloigner. En effet, ces entités sont allergiques… au millepertuis. Un sachet contenant du millepertuis correctement chargé et placé dans votre lit devrait donc être suffisant pour les repousser.

Bien entendu, les précautions d’usage restent valables, notamment le fait de purifier régulièrement votre chambre (tout comme le reste des pièces) !

Auteur : Shaël

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